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Un article est consacré au film "Les paumes blanches" dans le cahier cinéma de Libération du 31 octobre 2007.
Festival organisé par l'Association des amis d'Endre Rozsda en parallèle à l’exposition de ses oeuvres graphiques « Traces de mémoire » du 30 octobre au 16 novembre 2007 à l’Institut Hongrois de Paris - 92, rue Bonaparte 75006 Paris.
Nous n'avons pas utilisé de symboles stéréotypés, généraux (l'étoile rouge, la statue de Lénine, les cravates rouges des pionniers, etc.). Nous ne voulions pas que cette période soit représentée à travers ces clichés. Je crois que les mécanismes d'un système social sont présents même dans le plus petit microcosme : la famille. La critique sociale apparaît donc de manière indirecte dans le film. On y voit un gymnase, une famille dans laquelle on retrouve un condensé de la société ; la dictature est inconsciemment transmise par les comportements. Ma réponse est oui : l'océan se retrouve dans une seule goutte d'eau.
Vous appartenez à une nouvelle génération de réalisateurs hongrois : pensez-vous qu'on assiste à une " nouvelle vague " du cinéma hongrois ?
Les critiques cinématographiques regroupent les réalisateurs âgés d’une trentaine d’années comme faisant partie de la " nouvelle vague " hongroise. Je n'ai pas de recul par rapport à cette situation mais je peux dire que notre génération est sur le devant de la scène du film hongrois, principalement pour des raisons historiques et non de talent. Nous sommes la première génération, depuis le changement de régime, qui a la possibilité de faire des long-métrages.
En 1990, j'ai eu 18 ans et ma vie d'adulte a commencé. J'ai dû trouver mon chemin dans le monde capitaliste, tellement intimidant pour la génération de mes parents). Sous le régime communiste, les gens de ma génération étaient des enfants et des adolescents ; nos souvenirs d'enfance évoquent cette période. Nous sommes passés à l'âge adulte sous le capitalisme. Ce dualisme nous définit et nous détermine. Nous parlons du passé d'une autre manière que nos prédécesseurs ; notre relation au présent est différente : nos doigts palpent les pulsations des temps que nous vivons.
György Pálos a dit que cette génération tourne le dos à " l'esthétique pure " de la génération précédente. Vous êtes d'accord ?
Je ne suis pas certain de savoir ce que Pálos voulait dire mais je pense qu'il ne faut pas chercher les différences entre générations dans des distinctions formelles mais plutôt dans les changements de comportement qui sont, eux, naturellement liés à l'esthétique. Je pense qu'il est très important et très caractéristique que la nouvelle génération de cinéastes hongrois racontent leurs propres histoires. La plupart d'entre nous faisons des films d’auteurs. Nous essayons d'évoquer un univers personnel, précis et subjectif ; une entreprise très risquée et fragile. La génération d'avant a souvent choisi de réaliser des adaptations. Nous connaissons très peu de leurs histoires, ils restent cachés.
Interview de frédéric violeau / http://www.cineuropa.org/
Programme complet du festival ci-dessous
Rozsda Traces de mémoire
Institut Hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris – Métro Saint Sulpice
Horaires d’ouverture du lundi au jeudi 9h -20h, vendredi 9h -19h, samedi 14h -19h
Vernissage : mardi 30 octobre 2007 à 19h